vendredi 7 juin 2019

Education positive, aussi évidente que difficile




Pour moi, éduquer ses enfants ça demande réflexion. 

Ce n'est pas quelque chose que l'on prend à la légère, quelque chose que l'on improvise totalement. Nos choix, nos comportements, les exemples que l'on va leur donner, vont déterminer beaucoup de choses pour le future de nos enfants. 

Quand je suis tombée enceinte, j'ai commencé à réfléchir à ce que je voulais faire pour mes enfants, comment les éduquer et qu'est-ce que ça voulait dire. C'est leur donner des bases solides dans la vie, les "règles" de société" à suivre, leur apprendre à se respecter et respecter les autres, leur apprendre la gentillesse, l'empathie, la générosité, l'amitié, l'amour etc... Les guider et leur donner les clés pour qu'ils soient heureux, bien dans leur peau et épanouis tout en respectant leur personne, leur caractère, leur envies.


Jusqu’alors, ce que j’avais pu voir autour de moi, observer dans la société, parfois même vivre moi-même en temps qu’enfant, m’a souvent dérangé et mise mal à l’aise vis à vis des enfants. Trop souvent j'ai eu le sentiment que les enfants embêtaient leurs parents... pourtant ils les ont désiré (la plupart du temps), et pourtant ils disent qu’ils les aime. 
Mais dans la façon dont les parents éduquent leurs enfants, il y a de la colère, du mépris, un gros manque de patience et surtout d’empathie... Très souvent j'ai vu des enfants qui ne sont pas pris au sérieux, pas écoutés, ignorés, pas respectés, rabaissés, humiliés, sur lesquels on crie ou pire... auxquels on interdit tout et on explique rien...que l'on ne laisse pas explorer et apprendre, que l'on juge de petit diable qui ne cherche qu'a exaspérer ces parents alors qu'ils nous aiment à l'infini... Et on s'attend à ce qu'ils aient en retour un comportement parfait et modèle. Les adultes semblent oublier que ce sont des enfants qui apprennent et se développent. Ils ont oublié ce que c'était que d'être un enfant.
J'ai souvent senti un gap entre les enfants et leurs parents et je me souviens aussi me sentir moi-même très incomprise étant enfant. D'ailleurs quand je pense aux parents de la génération d'avant la mienne, je les trouve plus "adultes", trop "sérieux" ou "strictes"... déconnectés de la réalité de leurs enfants. 
C'est pas pour rien que mon livre préfère est Le Petit Prince d'Antoine de Saint-Exupéry (la photo du post c'est un dessin que j'avais fait pendant ma première grossesse pour ma fille).

Je me suis toujours dit qu'avec mes enfants je voulais faire les choses différemment, sans avoir une idée précise sur la question. Pour moi il fallait avant tout les écouter et essayer de les comprendre, leur expliquer les choses si on voulait qu’ils apprennent. Il fallait répondre à leurs besoins (aussi bien purement physiologiques tels que le sommeil, la faim, la soif, etc... qu’émotionnels). J'ai toujours été quelqu'un de très empathique et surtout avec les enfants.  

Et puis maintenant les années d'expérience et les neurosciences ont bien démontré l’impacte très néfaste de l'éducation « violente » sur le développement de l’enfant (et donc de la société par extension si vous voulez mon avis). Alors je me suis renseignée, pour voir les théories et les astuces qui pouvaient exister en terme d’éducation. Et forcément l’éducation positive (éclairée par les neurosciences de l'enfant qui nous aident à comprendre leurs reactions basées sur le développement et fonctionnement de leut cerveau encore immature) est devenue une évidence pour moi. C’est ce que je voulais appliquer avec mes enfants, pour eux et pour notre relation. 

Alors je ne dis pas que c'est simple, surtout quand on a pas été éduqués de cette façon là nous-mêmes, que nous avons vécu pas mal de traumatisme liés à une éducation plus violente et plus négative mais c'est un travail de tous les jours. Il faut chasser les mauvaises habitudes dans lesquelles on a baigné. A chaque petit "conflit" avec fille ainée (selon mon état de fatigue et la journée que j'ai vécu) je réussi plus ou moins bien à appliquer les grands principes de l’éducation positive et bienveillante. Le tout est d'essayer que ce la devienne un automatisme qui nous oblige à réfléchir avant d'agir, ce qui en plus nous permet de nous calmer avant et donc d'éviter d'envenimer les situations.
Voici ce que j'essaye d'appliquer:


* Essayer de se mettre à sa place: pourquoi réagit elle comme cela? 
* Lui demander ce qui ne va pas voir si elle sait l'exprimer
* Reconnaitre et nommer les sentiments ou émotions qu’elle peut ressentir pour qu'elle se sente écoutée et comprise
* Eviter au maximum de dire "Non" et surtout trouver une règle, lui expliquer ce qu’elle a le droit de faire plutôt que de lui dire ce qu’elle n’a pas le droit de faire - donc être positive plutôt que negative
* Lui faire un câlin pour la consoler, la réconforter et l’aider à traverser sa frustration, tristesse ou autre et surtout, lui montrer que je l’aime (comme le dit Isabelle Filliozat dans son livre J'ai tout essayé, "remplir son réservoir d'amour").
* Rester calme au maximum ou m’éloigner et respirer le temps de me calmer pour éviter de crier ce qui ne ferai que compliquer la situation et avoir un impact négatif sur son développement et notre relation
* Choisir mes batailles, me demander si cela vaut vraiment la peine d'essayer de lui faire faire cette chose ou non
* Lui donner des options qui lui permettent de se sentir impliquée dans la décision et non pas en position de faiblesse
* Lui permettre de faire les choses par soi-même au maximum et réparer ses « bêtises » pour la responsabiliser et surtout lui permettre de se sentir utile et grande. C’est très important pour un enfant comme la mienne avec un fort caractère qui veut tout faire tout seul...
* En cas de grosse colère, je la serre fort dans mes bras (j’avais déjà ce réflexe avant d'entendre ce conseil d'sabelle Filliozat car je n'ai jamais pensé que les "colères" sont un acte diabolique de l'enfant contre le parent mais plutôt une détresse de l'enfant que le parent doit donc essayer d'arrêter au plus vite  Et bien sûr, le câlin m’a toujours semblé la solution logique et plus efficace pour revenir au calme et s’expliquer).

Parfois je n’y arrive pas aussi vite que je voudrais. Parfois je parle encore sur un ton plus fort que je ne le voudrais mais j’essaye de me reprendre au plus vite. J’ai bien vu que ça ne marchait pas (plus je parle fort et plus elle rigole ou plus se renferme dans sa « colère »).  Alors je m’excuse et je réfléchis à tout ce que je viens de décrire pour trouver une solution. Il faut s’armer de patience mais au final on s’en sort toujours.


Si vous voulez lire plus en détails au sujet de l’éducation positive voici des liens d’articles et un livre que je peut recommander:

J'ai tout essayé d'sabelle Filliozat  (disponible en e-book pour moins de 7 euros si la version papier est trop chère), je le recommande à 10000 %.
* L'education bienveillante: qu'est-ce que c'est ? du journal des femmes
* Education bienveillante: petit guide à l'usage des parents de Pomme d'Api
* 14 outils de parentalité Positive et Bienveillante du blog "Les super parents"


Pour conclure je dirais qu'en cas de doute sur la solution, choisissez de privilégier le lien avec votre enfant et de lui montrer que vous êtes là pour lui. La fin de J'ai tout essayé décrit exactement ce que je pense:

"Prenons le temps de profiter de chaque 
instant de chaque étape de la vie de notre 
enfant. Ca passe toujours trop vite. 
Il n'y a jamais qu'une seule vraie urgence:
 AIMER! 
Le reste après tout, 
est-ce vraiment si grave?" 


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